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Protégez votre eau potable à la source en :

  • déterminant les contaminants potentiels, comme le ruissellement provenant des activités agricoles et les fosses septiques défaillantes
  • tenant ces contaminants éloignés de votre source d’eau
  • vous assurant que votre puits privé est assez solidement construit pour empêcher les contaminants d’y pénétrer

Surveillez votre réseau d’eau potable régulièrement :

  • faites analyser votre eau régulièrement en laboratoire
  • vérifiez les règlements pour savoir à quelle fréquence vous devez faire analyser l’eau potable
  • vérifiez le matériel de traitement, en particulier si vous utilisez du chlore pour désinfecter l’eau

Traitez votre eau au moyen d’un système de désinfection si les résultats d’analyse révèlent des degrés inacceptables de contamination. C’est particulièrement important dans le cas des sources d’eaux de surface.

Entretenez votre réseau d’eau potable :

  • prenez bien soin des tuyaux, des pompes, des vannes, des cuves de stockage, des réservoirs, des compteurs et des raccords
  • vérifiez tout le réseau, depuis la source jusqu’au robinet
  • songez à un programme d’entretien préventif; il vaut toujours mieux enrayer le problème avant qu’il se présente
  • si vous utilisez du chlore pour désinfecter votre eau, analysez celle-ci régulièrement; des fournisseurs locaux offrent des trousses de contrôle de la qualité de l’eau
  • vérifiez votre matériel régulièrement pour en garantir le bon fonctionnement

Informez le public si votre petit réseau d’eau potable pose problème, qu’il soit question d’un mauvais résultat d’analyse ou d’un mauvais fonctionnement du matériel.

  • affichez des avis pour passer le message
  • affichez des consignes à tous les robinets
  • discutez du problème avec votre inspecteur de la santé publique

Il se peut que l’eau de puits n’ait pas à être traitée si ce dernier est protégé et que les échantillons réguliers montrent une qualité d’eau acceptable. Consultez des fournisseurs professionnels afin d’assurer le traitement approprié, au besoin.

Un inspecteur de la santé publique procédera à une évaluation des risques à votre petit réseau d’eau potable et dressera la liste des exigences concernant la surveillance, l’échantillonnage et l’analyse pour votre réseau sous la forme d’une directive.

Les exigences d’analyse dépendent de plusieurs facteurs, comme :

  • la source et la qualité de l’eau qui alimente votre réseau
  • le type des méthodes de traitement employées dans votre réseau :
    • il se peut que vous deviez procéder à une analyse chaque jour ou plusieurs fois par semaine pour garantir le traitement adéquat de l’eau potable
    • il se peut que vous deviez prélever des échantillons à plusieurs endroits du réseau de distribution, selon sa taille
  • la présence de paramètres chimiques, physiques ou radioisotopiques :
    • il se peut que vous deviez vérifier les paramètres chimiques (nitrate ou plomb), physiques (turbidité) ou radioisotopiques (uranium) dans certaines circonstances

Afin de savoir si vos méthodes de traitement et d’entretien sont efficaces, vous devriez mettre au point et appliquer un programme de surveillance pour votre petit réseau d’eau potable. Surveillez-le régulièrement pour que l’eau potable fournie aux utilisateurs soit bonne à boire et, au besoin, traitée efficacement.

Étapes à inclure dans votre programme de surveillance :

  • mettez au point une fiche de contrôle
  • dressez la liste de tous les éléments à surveiller, en indiquant la fréquence de surveillance et les lieux d’échantillonnage, conformément à la directive émise pour votre petit réseau d’eau potable
  • enregistrez l’activité
  • tenez des dossiers sur toutes les activités d’exploitation conformément aux règlements et à toute directive émise pour votre réseau
  • il importe de garder une trace, notamment :
    • des résultats d’analyse des résidus de traitement, des résultats d’analyse en laboratoire, de l’entretien du matériel et des autres exigences d’exploitation, y compris les observations ou les résultats insatisfaisants et les mesures de correction prises

La fréquence, le nombre et le type des échantillons seront exposés dans leurs grandes lignes dans la directive émise pour le petit réseau d’eau potable. Cette directive pourra aussi indiquer les endroits où vous devez prélever des échantillons d’eau. Tout d’abord, vous devez choisir un laboratoire commercial que le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs autorise à vérifier la présence d’E. coli et le compte de coliformes totaux ou tous les autres paramètres prévus dans la directive vous concernant.

Le Ministère possède une liste à jour des laboratoires autorisés à effectuer l’analyse d’échantillons d’eau potable. Vous pouvez aussi appeler son centre d’information du public au 1.800.565.4923.

Conseils à suivre avant de prélever un échantillon d’eau potable :

  • Avant de prélever un échantillon d’eau, communiquez avec le laboratoire où vous enverrez ceux-ci aux fins d’analyse, et suivez ses consignes.
  • Prélevez l’échantillon d’eau potable à même un robinet après que l’eau a pénétré dans le réseau de distribution ou la plomberie; il est préférable que l’échantillon provienne d’un robinet d’eau froide couramment utilisé pour boire.
  • Il importe de travailler dans un endroit propre et d’assurer la propreté de tout le matériel utilisé pendant l’échantillonnage (par exemple, les flacons, le contenant de transport, la surface où seront rangés les flacons et ainsi de suite).
  • Attachez au flacon l’étiquette fournie par le laboratoire autorisé avant de prélever l’échantillon; sur l’étiquette, indiquez la date, le numéro d’identification de votre réseau d’eau potable et l’endroit où l’échantillon sera prélevé.
  • Lavez-vous les mains ou portez des gants jetables neufs et propres.

Bien prélever un échantillon d’eau potable :

  • Retirez les aérateurs, les filtres et les boyaux du robinet.
  • Utilisez un tampon d’alcool ou une solution d’eau de Javel et d’eau pour nettoyer la bouche du robinet avant de prélever l’échantillon; évitez de flamber celui-ci.
  • Laissez l’eau couler jusqu’à ce qu’elle soit froide (pendant 2 à 5 minutes) avant de prélever l’échantillon.
  • Utilisez un flacon d’échantillonnage stérile qu’a fourni le laboratoire autorisé pour prélever l’eau; ce flacon d’échantillonnage bactériologique est muni d’un sceau inviolable. Ne l’utilisez pas si le sceau est brisé; demandez-en un autre au laboratoire.
  • Évitez de rincer le flacon d’échantillonnage avant de l’utiliser; sinon, vous éliminerez partiellement ou totalement l’agent de conservation et ruinerez l’échantillon.
  • Évitez de toucher l’intérieur ou le goulot du flacon d’échantillonnage ou l’intérieur du bouchon, car vous risqueriez de contaminer l’échantillon; pour cette raison, ne placez pas le bouchon face en dessous sur une surface pendant que vous remplissez le flacon; l’intérieur du bouchon et du contenant devrait seulement entrer en contact avec l’air et l’échantillon d’eau potable prélevé.
  • Remplissez le flacon d’échantillonnage jusqu’à la ligne, pour laisser un espace d’air; ajustez le débit pour éviter tout éclaboussement; ne laissez pas l’eau déborder; l’espace d’air est nécessaire à l’analyse en laboratoire.
  • Fermez le flacon immédiatement après le prélèvement; serrez-le pour éviter une fuite; n’oubliez pas de ne pas toucher l’intérieur du bouchon ou le goulot du flacon avec vos mains!

Comment ranger votre échantillon d’eau potable et l’envoyer au laboratoire

  • Soumettez votre échantillon d’eau potable au laboratoire autorisé dès que possible, de préférence dans les 24 heures suivant le prélèvement. Afin que les résultats soient les plus exacts possible, la vérification de la présence bactérienne doit commencer dans un délai de 24 heures après le prélèvement. Assurez-vous d’obtenir des consignes claires du laboratoire concernant l’heure limite de dépôt pour la soumission d’échantillons.
  • Réfrigérez les échantillons jusqu’à ce que vous puissiez les envoyer. Il vaut mieux les garder à une température allant de 4 à 10 °C. Ne laissez pas les échantillons geler.
  • Expédiez vos flacons ou vos contenants d’échantillonnage au laboratoire dans des glacières ou des contenants de mousse avec des sacs de glace ou des blocs réfrigérants. N’emballez pas les flacons dans de la glace en vrac, car vous risqueriez de contaminer les échantillons. Si vous n’avez que ce genre de glace, mettez les échantillons ou les contenants dans un emballage imperméable ou un contenant scellé.
  • Assurez-vous que le formulaire de chaîne de possession du laboratoire (fourni par lui) est rempli complètement et envoyez-le avec les échantillons prélevés. Si vous l’envoyez dans la glacière contenant les échantillons, assurez-vous qu’il est placé dans un emballage imperméable (par exemple, un sac de plastique neuf et refermable).

Comprendre les résultats d’analyse d’eau potable

Le rapport du laboratoire vous fournira deux résultats d’analyse, un pour E. coli et un pour les coliformes totaux. Ceux-ci sont présents naturellement dans les déchets d’origine animale, le sol et la végétation. La présence de ces bactéries dans votre source peut porter à croire que des eaux de surface s’infiltrent dans votre puits ou, dans le cas d’un approvisionnement à même des eaux de surface, que votre traitement ne fonctionne plus. La bactérie E. coli se trouve dans le système digestif des humains et des animaux. Sa présence peut porter à croire que votre source d’eau est contaminée par du fumier ou des eaux usées provenant d’une fosse septique locale ou d’un parc d’engraissement des environs.

La présence de ces bactéries dans votre eau peut être dangereuse pour la santé.

Enregistrer vos échantillons et les résultats d’analyse

  • Dans le cas de résultats satisfaisants, le laboratoire autorisé doit vous envoyer un rapport d’analyse dans les 28 jours suivant la validation. Ce rapport doit être conservé en dossier et pouvoir être consulté en tout temps.
  • Dans le cas de résultats insatisfaisants, le laboratoire doit vous en informer et les fournir à Santé publique Sudbury et districts dès qu’il les a obtenus. Ainsi, vous pourrez prendre les mesures nécessaires pour corriger le problème. De plus, le laboratoire enverra par télécopieur le Formulaire de communication de résultats d’analyse insatisfaisants et du règlement des problèmes à la personne concernée par le petit réseau d’eau potable et à Santé publique Sudbury et districts.

En cas de résultat d’analyse insatisfaisant, il y a lieu d’en informer immédiatement le médecin hygiéniste au moyen du Formulaire de communication de résultats insatisfaisants et du règlement des problèmes. Votre inspecteur de la santé publique collaborera avec vous afin que la sécurité du public soit assurée.

Possibilités de traitement 

Le type et la qualité d’eau de source et la conception de votre réseau d’eau potable déterminent le traitement requis.

Il existe bien des façons de traiter l’eau de source dans votre petit réseau d’eau potable. Choisissez seulement les produits autorisés et respectez les normes industrielles.

Protégez les sources d’eau potable de la contamination et de l’utilisation excessive afin d’en favoriser la salubrité et la propreté.

Afin de prévenir la contamination de l’eau potable, il est possible de définir les contaminants préoccupants et de les réduire ou les éliminer. Voici quelques sources potentielles de contamination :

  • la pluie et la fonte des neiges
  • les inclinaisons de sol en direction d’un puits
  • les produits chimiques contenus naturellement dans le sol ou le roc
  • l’activité faunique
  • le ruissellement provenant des terres agricoles
  • les animaux de compagnie ou l’activité des animaux d’élevage
  • les systèmes privés d’évacuation des eaux usées
  • les déversements de produits chimiques

Réseaux alimentés par une source d’eaux souterraines protégée

Un réseau alimenté par une source d’eaux souterraines protégée est un système de puits conçu et entretenu conformément au Règlement 903 – puits en application de la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario. Il importe que le puits soit à bonne distance de toute source de pollution, soit pourvu d’un tubage étanche à plus de six mètres de profondeur et soit sinon protégé contre la contamination par les eaux de surface.

Un réseau alimenté par une source d’eaux souterraines protégée qui n’est pas traité pourra fournir une eau salubre. Si aucun traitement n’est effectué, la salubrité est assurée uniquement par les activités de protection de l’eau de source et de surveillance systématique.

Quelques conseils pour prévenir la contamination de votre source d’eaux souterraines protégée :

  • assurez-vous que le puits est construit et entretenu de manière à empêcher les contaminants possibles d’y pénétrer
  • assurez-vous que les sources potentielles de contamination (par exemple, les fosses septiques, le fumier stocké ou l’utilisation de produits chimiques) demeurent à bonne distance du puits
  • procédez à d’autres échantillonnages et analyses si la qualité de l’eau du puits risque d’être compromise

Réseaux alimentés par une source d’eaux souterraines non protégée

Un réseau alimenté par une source d’eaux souterraines non protégée est un puits ou un autre réseau collecteur d’eaux souterraines qui ne se trouve pas à bonne distance de sources de pollution ou qui n’est pas conçu ou construit pour prévenir la contamination par les eaux de surface.

Si vous tirez votre eau potable d’un puits, des contaminants risquent d’y pénétrer par des fissures dans le tubage, des couvercles mal posés ou d’autres défauts structurels. Les puits privés peuvent être contaminés par des bactéries, des nitrates ou d’autres produits chimiques s’ils se trouvent à proximité de sources de pollution.

Une source d’eaux souterraines non protégée exigera une désinfection, à tout le moins, pour assurer une alimentation en eau potable. Ce genre de source d’eau risque davantage d’être contaminé. Le matériel de traitement doit être vérifié et entretenu pour que l’exploitation demeure convenable.

Quelques conseils pour prévenir la contamination de votre source d’eaux souterraines non protégée :

  • Assurez-vous que le puits est construit et entretenu de manière à empêcher toute contamination qui exigerait une filtration.
  • Assurez-vous que le puits est protégé contre toute source potentielle de contamination (par exemple, les fosses septiques, le fumier stocké ou l’utilisation de produits chimiques).
  • Assurez-vous que le système de traitement est toujours fonctionnel afin que l’eau soit salubre.
  • Procédez à d’autres échantillonnages et analyses si la qualité de l’eau du puits risque d’être compromise.
  • Assurez-vous que la surveillance de l’eau de source, des environs et du système de traitement convient toujours à la complexité du réseau en procédant fréquemment à des échantillonnages, des analyses et des vérifications d’entretien systématique.

Réseaux alimentés par des eaux de surface

Un réseau alimenté par des eaux de surface est un réseau qui tire son eau des eaux de surface ou qui risque d’être contaminé par elles.

Les sources d’eaux de surface sont impropres à la consommation, sauf si l’eau est filtrée et traitée contre les microorganismes nocifs. Un réseau alimenté par des eaux de surface (qui peut inclure aussi un réseau alimenté par une source d’eaux souterraines et contaminé par les eaux de surface) exige une filtration pour éliminer physiquement les microbes que la désinfection ne tue pas, et une désinfection pour tuer les bactéries et les virus.

Quelques conseils pour prévenir la contamination d’une source d’eaux de surface :

  • Assurez-vous que le système de traitement peut fournir le niveau de traitement nécessaire pour éliminer convenablement les microorganismes et désinfecter l’eau.
  • Assurez-vous que les contaminants qui pourraient surcharger le système de traitement ne pénètrent pas dans la prise d’eau potable.
  • Assurez-vous que le système de traitement est toujours fonctionnel afin que l’eau soit salubre.
  • Procédez à d’autres échantillonnages et analyses si la qualité de l’eau du puits risque d’être compromise.
  • Assurez-vous que la surveillance de l’eau de source, des environs et du système de traitement convient toujours à la complexité du réseau en procédant fréquemment à des échantillonnages, des analyses et des vérifications d’entretien systématique.

En Ontario, la plupart des exploitants de petit réseau d’eau potable tirent leur eau de deux sources : le sous-sol et la surface. Le type et la qualité d’eau de source et la conception de votre réseau d’eau potable déterminent généralement le traitement requis.

Source d’eaux souterraines protégée

Il se peut qu’il faille traiter une eau provenant d’une source d’eaux souterraines protégée, bien construite et entretenue, comme un puits foré.

Source d’eaux souterraines non protégée

Il faut traiter l’eau de source qui alimente votre petit réseau d’eau potable si elle n’est pas protégée. Si la construction ou la conception de votre puits ne prévient pas la contamination par les eaux de surface, alors il se peut que vous deviez filtrer et désinfecter l’eau du puits.

Eaux de surface

Il faut traiter l’eau de source qui alimente votre petit réseau d’eau potable si elle provient de la surface. Dans ce cas, vous devrez assurer une filtration mécanique ou par des agents chimiques et une désinfection primaire.

Si votre réseau est doté d’un système de distribution, il se peut que vous deviez assurer une désinfection secondaire.

Il existe deux types de dispositifs de traitement de l’eau potable : les dispositifs de désinfection servant à désactiver ou à retirer les microorganismes nocifs, et les dispositifs d’entretien à l’adoucisseur d’eau servant à contrôler ou à éliminer les problèmes chimiques, de goût et d’odeur.

Avant de choisir un dispositif, il importe de faire analyser l’eau et de parler à un spécialiste du traitement de l’eau. Vous pouvez aussi vous adresser à un inspecteur de la santé publique de Santé publique Sudbury et districts en composant le 705.522.9200 ou, sans frais, le 1.866.522.9200. Recherchez un dispositif homologué par un organisme accrédité. Celui-ci fournira des normes conçues pour protéger l’eau potable en aidant à garantir la salubrité et le rendement des produits qui entrent en contact avec elle.

Les deux principaux procédés qui servent à traiter la source de votre petit réseau d’eau potable sont la filtration et la désinfection.

Filtration

  • Ce procédé repose sur un filtre qui retire les particules et réduit le nombre de parasites. La filtration est requise pour tous les réseaux approvisionnés par des eaux de surface ou alimentés par une source d’eaux souterraines non protégée et vulnérables à la contamination par les eaux de surface.
  • La filtration est la méthode la plus simple pour enlever les particules en suspension, régler les problèmes de turbidité et permettre une désinfection réussie. Parmi les méthodes figurent la filtration lente ou rapide sur sable, la filtration à diatomées, la filtration directe, la filtration sur membrane et la filtration à cartouche.

Désinfection

  • Ce procédé réduit le nombre de microorganismes nocifs ou les élimine. La désinfection s’impose dans le cas de tous les réseaux approvisionnés par des eaux de surface ou alimentés par une source d’eaux souterraines non protégée et vulnérables à la contamination par les eaux de surface.
  • La désinfection peut se faire au moyen de désinfectants chimiques ou physiques, tels le chlore, le dioxyde de chlore, l’ozone et le rayonnement ultraviolet (UV). Les désinfectants les plus courants pour traiter l’eau des petits réseaux d’eau potable sont le chlore et le rayonnement UV.

Selon l’endroit où le dispositif de traitement est installé dans votre petit réseau d’eau potable, il pourra être considéré comme un dispositif de traitement au point d’entrée ou au point d’utilisation.

Dispositif de traitement au point d’entrée

  • Ce dispositif est installé là où l’eau entre dans l’édifice. Toute l’eau utilisée sera traitée, y compris celle qui sert au bain et à la lessive.
  • Les dispositifs de point d’entrée tendent à être plus volumineux et plus coûteux que les solutions de rechange.

Dispositif de traitement au point d’utilisation

  • Ce dispositif est installé au robinet où l’eau est bue ou sert à cuisiner. Seule l’eau utilisée à ce robinet est traitée.
  • L’eau des autres robinets ne sera pas traitée et ne devrait pas être bue.

Rayonnement UV

  • Le traitement au rayonnement UV est le procédé de désinfection qui consiste à faire passer l’eau par une source de rayonnement UV. Ce rayonnement est immergé dans l’eau par un manchon protecteur transparent et il émet des radiations qui détruisent les microorganismes nocifs. Les dispositifs UV doivent être dotés d’un avertisseur ou s’arrêter automatiquement en cas de défaillance.
  • Le dispositif UV fonctionne en émettant des radiations UV semblables à celles du soleil. Cette radiation modifie le matériel génétique des virus, des bactéries, des moisissures ou des parasites afin qu’ils ne puissent se reproduire et soient considérés comme étant désactivés. Le traitement au rayonnement UV n’élimine pas les particules de poussière, les métaux comme le plomb et le fer ou les minéraux durs comme le calcium. Il faut d’autres dispositifs pour les enlever.
  • Les dispositifs UV ne permettent pas de traiter l’eau qui est hautement contaminée, très trouble ou élevée en fer. Afin d’augmenter leur efficacité, il y aura peut-être lieu de traiter l’eau au préalable.
  • Il y a lieu de vérifier et de nettoyer périodiquement les lampes UV conformément aux consignes du fabricant.

Dispositifs de chloration

  • Les dispositifs de chloration désinfectent un réseau en ajoutant constamment un produit chloré à toute l’eau qui est tirée.
  • Le traitement se fait en mélangeant à fond toute l’eau à une quantité donnée (concentration) de chlore sur une période (de contact) suffisante.
  • Le temps requis dépend de la concentration de la solution chlorée, de la qualité de l’eau qui pénètre dans le réseau, du pH et de la température de l’eau et du débit de la pompe.
  • Il y a lieu de surveiller fréquemment la composition chimique de l’eau pour que la désinfection adéquate soit sans cesse assurée.
  • Le chlore produit un résidu, procure une désinfection continue et facilite la surveillance.

Ozoniseurs

  • Ces dispositifs servent à désactiver par l’ozone les microorganismes et offrent une certaine protection résiduelle.
  • Ils sont scellés et exigent une quantité modérée d’électricité pour produire de l’ozone.
  • Ils sont faciles à installer et à entretenir, mais ils peuvent s’avérer coûteux.

L’apparence, le goût et l’odeur de l’eau potable sont habituellement plus évidents aux yeux du consommateur que la qualité bactériologique. Les éléments chimiques, tels le fer, le manganèse, le sulfure et le calcium, peuvent causer des problèmes d’odeur et de goût.

Il existe plusieurs dispositifs pour corriger ce genre de problèmes. Cependant, ils concernent surtout les problèmes d’odeur et de goût et ne procurent aucune désinfection. Mal utilisés, ils peuvent même aggraver la contamination bactériologique.

Filtres à charbon actif ou non

  • Ces dispositifs servent à éliminer le chlore, l’odeur et le goût découlant des matières organiques. Leur efficacité dépend de la qualité de l’eau de source qui circule dans votre réseau.
  • Ils s’installent facilement et ne fonctionnent pas à l’électricité. Ils ne désinfectent pas et devraient seulement être utilisés si l’eau est déjà désinfectée et bonne à boire.
  • Si vous utilisez ces dispositifs pour l’entretien à l’adoucisseur d’eau, vous devriez savoir que les concentrations bactériologiques risquent d’augmenter en raison de la poussière et des matières organiques emprisonnées dans les filtres.

Osmose inverse

  • Ce dispositif traite l’eau en la forçant à traverser une membrane de filtration pour enlever la plupart des microbes (bactéries, virus et protozoaires) et des éléments chimiques (métaux et sels minéraux).
  • Il s’installe et s’entretient facilement. Cependant, il faut traiter l’eau au préalable afin d’augmenter la durée de vie des filtres à membrane, qui risquent de s’encrasser ou de se rompre si l’eau est de mauvaise qualité.

Adoucisseur d’eau

  • Ce procédé sert à éliminer les contaminants inorganiques que la filtration ou la sédimentation permettent mal d’enlever. Il sert aussi à traiter l’eau dure et peut servir à retirer l’arsenic, le chrome, l’excédent de fluorure, les nitrates, le radium et l’uranium.
  • Il n’est pas recommandé de boire de l’eau adoucie, car la concentration accrue en sodium risque de présenter des risques pour la santé si elle dépasse le plafond de 20 mg/l.
  • Ce procédé pourra exiger et produire d’énormes quantités de sel. Cependant, il existe des adoucisseurs sans sodium.

Demandez l’avis d’un spécialiste du traitement de l’eau afin de choisir les meilleurs moyens d’assainir votre eau potable.

Afin d’obtenir le meilleur traitement, achetez seulement des dispositifs homologués qui répondent aux normes industrielles.


La dernière mise à jour de cette page était le 20 septembre 2026