Historique

Les services de santé publique sont une partie intégrante du système de livraison des soins de santé de cette province depuis plus de 50 ans. On cite souvent 1945 comme date de création des services de santé en Ontario, mais cela vient du fait d’un événement marquant pour cette année-là, non de la véritable date d’établissement de ces services.

La gestion des services de santé publique en Ontario remonte à une loi de 1833 de la législature du Haut-Canada selon laquelle les municipalités locales pouvaient « créer des conseils de santé afin de protéger la population contre les maladies malignes, contagieuses et infectieuses dans cette province ». Établi il y a 150 ans, le principe de la délégation de cette responsabilité au niveau local persiste de nos jours.

Principales dates marquantes

1873 Adoption de la première Loi sur la santé publique.
1882 Création du premier conseil de santé.
1884 Le Dr Peter H. Bryce prépare une loi plus englobante sur la santé publique. Il fut le premier secrétaire et médecin-hygiéniste, postes qu’il occupa jusqu’en 1904. Cette loi prévoit la création du poste de médecin-hygiéniste et les rapports de cette personne avec le conseil de santé. Deux ans après l’adoption de la loi, 400 conseils de santé étaient en fonctionnement en Ontario.
1912 La Loi sur la santé publique est modifiée pour permettre la création de conseils de santé de cantons.
1934 Le premier conseil de santé de canton est créé grâce à une subvention de la Fondation Rockefeller. Ce conseil réunit les cantons de Stormont, Dundas, Glengarry et Prescott. L’Ontario a maintenant 800 conseils de santé locaux et 700 médecins-hygiénistes, la plupart d’entre eux à temps partiel.
1945 La Loi sur la santé publique est modifiée pour permettre l’octroi de subventions aux municipalités qui désirent créer des services de santé. À la fin de 1945, six services de santé sont en place.
1950 Vingt-cinq services de santé de cantons et de municipalités desservent les deux tiers de la population ontarienne.
1965 Cinquante-quatre conseils de santé sont en place et desservent 95 % de la population.
1967 La Loi sur la santé publique est modifiée pour obliger les municipalités organisées à offrir des services de santé publique à plein temps. Elle prévoit également la création de services de santé de district, à partir de l’expérience collective acquise dans le fonctionnement des services de santé en Ontario. On introduit le concept d’économie d’échelle en définissant le nombre optimal d’habitants qu’un service de santé peut desservir dans une région. La province encourage les services de plusieurs cantons à se regrouper afin de devenir plus efficaces dans leurs interventions.
1983 Proclamation de la Loi sur la protection et la promotion de la santé.
1997 La Loi sur la protection et la promotion de la santé est modifiée dans le cadre de la Loi 152 sur l’amélioration des services. Les Lignes directrices touchant les programmes et services de santé obligatoires sont mises en œuvre en décembre.
1998 Les municipalités de l’Ontario assument 100 % des coûts des services de santé publique. Il y a actuellement 37 services de santé publique en Ontario : 27 services de santé de canton-district; 9 départements régionaux de santé et 1 service unique pour la ville de Toronto.

Pour plus d’information concernant les services de santé publique en Ontario et leur emplacement, visitez le site Web de l’Association des agences locales de la santé publique : www.alphaweb.org

Historique du Service de santé publique de Sudbury et du district

Au début des années 40, le ministère de la Santé ordonna la création de services de santé publique en Ontario afin que les services de santé disponibles dans les grands centres et les villes soient aussi dispensés dans les régions rurales.À cette époque, la région de Sudbury paraissait un excellent endroit pour établir un tel service.

Cependant, un mouvement d’opposition s’éleva et en bloqua la création. Plutôt, le Service de santé de la Ville de Sudbury fut agrandi et offert dans la ville de Sudbury seulement, sur une base à plein temps. De temps à autre, l’intérêt pour un service de santé plus large fut ravivé par différents groupes associés au domaine de la santé, mais aucun effort concerté ne fut entrepris avant 1955, date à laquelle la Société municipale de Sudbury et du district fit une étude du projet d’un service de santé publique.

Un comité présidé par Anthony Falzetta, maire des cantons de Drury, Denison et Graham et président de l’Association municipale de Sudbury, recommanda fortement que l’on crée un service de santé qui améliorerait sensiblement les services de santé publique dans les régions rurales et qui vaudrait des subventions provinciales à la Ville de Sudbury. Jusqu’à maintenant, la Ville devait assumer la totalité des coûts du service à partir des impôts municipaux.

Les municipalités de Drury, Denison et Graham, Water, Dowling et Sudbury signèrent une entente à l’effet que l’on établirait un service de santé. Le projet fut réalisé le 1er septembre 1956 et le nouveau service s’installa au 50 de la rue Cedar, à Sudbury.

1956 Le 10 septembre a lieu la première réunion du Conseil de santé de Sudbury et du district. Le Dr J.B. Cook occupe le poste de médecin-hygiéniste et touche des honoraires annuels de 12 000 $. Le Dr Ford Dixon est élu président du Conseil, et A. Falzetta vice-président. Mme L. Johns est nommée au poste de secrétaire, Mme Florence Tomlinson à celui de superviseure des soins infirmiers, et Mme R. Desjardins à celui d’infirmière hygiéniste principale. Wm. A. McDonald est inspecteur sanitaire principal et J. Sandul inspecteur sanitaire. Le Dr A. B. Sutherland agit comme dentiste de la santé publique. Petit fait intéressant : les infirmières hygiénistes qui offraient des soins dans la ville devaient utiliser un taxi! Le principal intérêt de la Ville de Sudbury était, à ce moment-là, de tirer profit d’une subvention de 25 % que la division des Statistiques et de la Santé mettait à la disposition des services de santé. Quant à eux, les cantons recevraient des services de santé publique et bénéficieraient d’une subvention provinciale de 50 % des coûts.À cette époque, la population de Sudbury et de la région était de 56 833, dont 6 467 vivants en milieu rural non organisé. Le Service de santé employait 10 personnes. Le mandat de ces personnes consistait à offrir et à gérer le programme de lutte contre la tuberculose et le programme des maladies vénériennes.En octobre de la même année, dans les cantons de Waters, Drury, Denison et Graham, le Service de santé organise des cliniques de vaccination des enfants d’âge préscolaire et scolaire contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos et la variole. On attendait toujours le vaccin contre la polio. Mais les dossiers indiquent qu’en date du 14 novembre 1956, 3 363 enfants avaient reçu le vaccin contre la polio, et ce nombre n’a cessé d’augmenter depuis.Chaque année, d’autres municipalités faisaient des demandes de services de santé sans qu’on ait sollicité leur participation. Ces municipalités avaient déjà pris connaissance du programme offert par le Service de santé publique et elles désiraient adhérer à l’agence.
1960 En juillet, la population atteinte 114 738. Le Service de santé emploie :

  • 23 infirmières hygiénistes à plein temps et 4 à temps partiel
  • 2 infirmières accréditées
  • 5 inspecteurs
  • 9 membres à plein temps du personnel administratif et 1 membre à temps partiel
  • 5 aides-infirmières accréditées
1968 Un nouveau changement dans les politiques du ministère provincial de la Santé ordonne l’extension des frontières des secteurs desservis par les services de santé. Le gouvernement annonce que les services de santé qui desservent plus d’un district seront subventionnés à 75 % des coûts si toutes les municipalités du district sont incluses dans la prestation des services. Ainsi, le Service de santé publique de Sudbury et du district étend son territoire pour inclure, à partir du 1er janvier 1968, l’ensemble du district de Sudbury, tout le district de Manitoulin, le canton d’Elliot Lake et quatre cantons non organisés dans Algoma, deux cantons non organisés de Parry Sound, et deux cantons non organisés de Nipissing. Le territoire couvre maintenant 22 000 milles carrés.
1970 En novembre, le programme de soins aigus à domicile est mis sur pied et offert aux habitants de Sudbury et de la région dans un rayon de 50 milles. Administrés par des agences communautaires à contrat, ces services comprennent les soins infirmiers, la physiothérapie, l’orthophonie, les aides domestiques ainsi que des dispositions pour faire prendre des radiographies et des tests de laboratoire et obtenir de l’équipement médical et des médicaments.
1973 La population desservie s’élève à 213 000 personnes et le budget est fixé à 1 700 000 $.
1978 Sous la direction du médecin-hygiéniste G.F. Mills, on prépare le premier rapport annuel complet. Le Service de santé publie un rapport annuel depuis cette date.
1989 Le ministère de la Santé distribue à tous les services de santé le document Lignes directrices touchant les programmes et services obligatoires, que les services doivent mettre immédiatement en œuvre. De plus, le Service de santé publique de Sudbury et du district embauche un médecin-hygiéniste adjoint, le Dr Alan Northan, qui fait du tabagisme une préoccupation de premier plan pour le Service de santé.
1990 En juillet, sous la direction du Dr R.J. Bolton, le Service de santé emploie 507 personnes à plein temps et à temps partiel en santé publique, en aide-domestique et en soins à domicile. Le territoire desservi s’étend sur 49 561 km² et la population atteinte 186 000. Le budget est de 7,5 millions de dollars en santé publique, et près de 7 millions de dollars en soins à domicile.Parmi les principales activités de 1990, notons la mise en œuvre du programme de la roulotte dentaire et des cliniques sur la rage (en raison du nombre élevé de cas de rage animale); de plus, le Service de santé reçoit sa première accréditation valable pour un an; et on entame des discussions sur la réorientation des soins de longue durée.
1991 On discute de la promotion de la semaine du nettoyage. En mai de la même année, on confirme 70 cas d’oreillons et on revaccine plus de 4 000 enfants.
1992 La population desservie atteinte 180 607; le personnel se compose de 201 employés à plein temps et de 418 à temps partiel, y compris le personnel du programme de soins à domicile.Parmi les nouveaux projets réalisés en 1992, mentionnons le service de test anonyme du VIH, la mise sur pied d’une ligne sans frais, et la préparation et l’approbation d’un projet de parrainage d’un programme d’échange d’aiguilles / de réduction des risques. En février 1992, le Service de santé publique reçoit une accréditation de trois ans (ultérieurement prolongée d’un an). Au cours de la même année, le syndicat Association of Allied Health Professionals est autorisée à représenter le personnel thérapeutique et les autres professionnels du programme de soins à domicile.
1993 Cette année est celle de la mise sur pied du programme intégré d’aide-domestique et du programme de réponse rapide, dans le cadre des services des soins à domicile.
1994 On élabore un plan de vaccination de 3 000 enfants de la 7e année contre l’hépatite B; des frais d’usagers sont appliqués à la clinique itinérante et aux inspections de systèmes de traitement des égouts. On conçoit aussi un projet de planification et de mise en œuvre d’activités reliées à l’application de la Loi 119 sur la lutte contre le tabagisme.
1996 En juin, suite à des nouvelles dispositions législatives, le nouveau Centre communautaire d’accès aux soins intègre le programme de soins à domicile ainsi que les services de coordination des placements. Le Service de santé réduit son personnel à 125 afin d’offrir les programmes et les services définis par le ministère de la Santé.
1997 La législature provinciale procède à des remaniements importants de ses lois. Une nouvelle Loi sur l’amélioration des services entre en vigueur et vient changer la formule de financement des services de santé. Avant cette loi, le partage des coûts se faisait à 75 % / 25 % entre la province et les municipalités; maintenant, tous les frais sont à la charge des municipalités, à l’exception de quelques programmes comme celui de génétique, de vaccination, et le programme Bébés en santé, Enfants en santé. Ces mesures sont entrées en vigueur le 1er janvier 1998. Dans le cadre de cette restructuration, le ministère de la Santé définit des nouvelles lignes directrices touchant les programmes et services obligatoires qu’il publie en décembre 1997. En conséquence, le Service de santé publique de Sudbury et du district doit procéder à sa propre restructuration.
1999 La province renverse sa décision de 1998 selon laquelle les municipalités allaient assumer 100 % des coûts des services de santé publique, et reprend son financement à 50 % avec effet rétroactif au 1er janvier. La province continue de subventionner 100 % des frais des programmes de génétique, de vaccination, de Bébés en santé, Enfants en santé, et l’octroi des territoires non organisés. Le programme Recherche, éducation et développement en santé publique (REDSP) est reconnu à titre de programme permanent dans six services de santé publique en Ontario, dont celui de Sudbury.
2000 Le Service de santé publique de Sudbury et du district reçoit à nouveau une accréditation valable pour quatre ans, ainsi que le sceau d’excellence du Conseil ontarien d’accréditation en santé communautaire pour avoir maintenu son accréditation durant 10 années consécutives. Le Dr Robin Bolton, officier médical du Service de santé, se retire après 15 ans de service et est remplacé par la Dre Penny Sutcliffe.
2005 Le Service de santé publique de Sudbury et du district reçoit le Prix d’accréditation de quatre ans et le Sceau d’excellence du Conseil ontarien d’accréditation en santé communautaire. Le Service de santé publique de Sudbury et du district est le premier service de santé publique de la province à recevoir cette distinction en vertu des nouvelles normes établies pour l’accréditation en santé publique. Le prix reconnaît l’excellence dans le domaine des services à la communauté et celui de la création de partenariats avec des agences communautaires, des associations professionnelles et les gouvernements locaux, régionaux et provinciaux.


Depuis la fondation du Conseil de santé, le Service de santé publique a été dirigé par les médecins-hygiénistes et les médecins-hygiénistes adjoints suivants :

Penny A. Sutcliffe, MD, MHSc, FRCPC Du 21 août 2000 jusqu’à present
Ariella Zbar, MD, CCFP, MPH, MBA Du 8 août 2016 jusqu’à present, à titre de médecin-hygiéniste adjointe
Na-Koshie Lamptey, MD, MPH, CCFP, FRCPC Du 7 septembre 2010 jusqu’au 16 août 2013, à titre de médecin-hygiéniste adjointe
Vera G. Etches, MD, CCFP, MHSc, FRCPC Du 6 septembre 2005 au 23 janvier 2009, à titre de médecin-hygiéniste adjointe
Robin J. Bolton, MD, MHSc, FRCP(C) Du 2 janvier 1985 au 10 octobre 1985, à titre de médecin-hygiéniste adjoint; et du 10 octobre 1985 au 31 juillet 2000 à titre de médecin-hygiéniste.
Allan A. Northan, MD, MHSc, FRCP(C) Du 1er janvier 1989 au 4 août 1993, à titre de médecin-hygiéniste adjoint.
Brian J. Lynch, MD, DPH Du 1er juin 1981 au 11 octobre 1985.
Franklin G. Mills, MD, DPH, FRSH Du 3 octobre 1977 au 30 septembre 1980.
John B. Cook, MD, DPH Du 19 septembre 1945 au 31 mars 1978.

Dernière modification : 8 août 2016