La commotion cérébrale

Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale?

Une commotion cérébrale est un type de traumatisme crânien qui peut entraîner des changements dans le fonctionnement du cerveau. Les symptômes peuvent se manifester sur le plan physique, cognitif, affectif ou comportemental1. Les signes et symptômes (Parachute) courants d’une commotion cérébrale2 peuvent comprendre :

Signaux d’alerte3

Si vous observez un ou plusieurs des signes ou symptômes suivants, composez le 911 et obtenez immédiatement des soins médicaux.

Quelles sont les causes d’une commotion cérébrale?

Une commotion cérébrale peut être causée par un coup direct à la tête, au visage ou au cou, ou par un coup porté n’importe où sur le corps dont l’impact entraîne le déplacement rapide du cerveau, d’un mouvement va-et-vient, dans le crâne1. Elle peut être provoquée par une mise en échec, un tir de la tête au soccer, une collision automobile par l’arrière ou une chute. Une commotion cérébrale n’entraîne pas nécessairement une perte de conscience (être « assommé »). Toutes les blessures à la tête ne sont pas des commotions cérébrales.

Comment savoir si vous avez une commotion cérébrale?

Toute personne soupçonnée d’avoir subi une commotion cérébrale doit consulter son fournisseur de soins de santé pour passer un examen médical dès que possible1. Une commotion cérébrale ne peut pas être détectée à l’aide d’une radiographie, d’une IRM ou d’un tomodensitogramme. Seuls les médecins ou les infirmières praticiennes peuvent poser ce diagnostic. Toute personne qui subit un choc à la tête, au visage, au cou ou au corps doit être examinée pour repérer les signes et symptômes d’une commotion cérébrale1, 2. N’importe qui – un entraîneur, un parent, une personne sur place – peut utiliser l’outil d’identification des commotions cérébrales appelé Concussion Recognition Tool 5  (CRT5, British Journal of Sport Medicine, en anglais seulement) lorsqu’une commotion cérébrale est soupçonnée. Certaines personnes présenteront des signes ou symptômes immédiatement, alors que chez d’autres, les symptômes peuvent se manifester au cours des 48 heures qui suivent.

À quel moment pouvez-vous retourner à l’école, au travail ou faire du sport si vous avez subi une commotion cérébrale?

Consultez votre fournisseur de soins de santé pour établir un processus pour le retour à vos activités régulières. Les périodes de rétablissement varient d’une personne à l’autre. Les signes et les symptômes d’une commotion cérébrale durent souvent de 10 à 14 jours, mais ils peuvent durer jusqu’à quatre semaines chez les enfants et les jeunes1. Il est important de donner à votre cerveau le temps nécessaire pour guérir. Reposez-vous pendant les 24 à 48 heures suivant la commotion cérébrale. Cela veut dire qu’il faut éviter la télévision, l’ordinateur, la lecture, le travail, l’école ou les activités physiques. Après cela, vous pouvez reprendre les activités intellectuelles et physiques légères, d’abord qu’elles n’aggravent pas vos symptômes. Reprenez avec prudence et de manière graduelle (par étapes) vos activités régulières et le sport pour faire en sorte que vos symptômes ne réapparaissent pas1,2. La rapidité avec laquelle vous pouvez reprendre ces activités dépendra de vos symptômes et de leur gravité.

Chez les enfants d’âge scolaire, les nouveaux protocoles sur les commotions cérébrales d’Ophea (l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario) décrivent clairement ce qu’il faut faire si une commotion cérébrale est diagnostiquée et les activités d’apprentissage et physiques qui sont permises à chaque étape du rétablissement6. Ces protocoles ont été établis par le ministère de l’Éducation comme étant la norme minimale en ce qui concerne la prévention des commotions cérébrales dans les écoles7. Pour obtenir plus de renseignements sur la gestion des commotions cérébrales dans les écoles et chez les enfants d’âge scolaire, veuillez visiter Écoles et garderies.

Si vous êtes un adulte chez qui une commotion cérébrale a été diagnostiquée, vous devriez consulter un professionnel médical pour mieux comprendre comment effectuer une reprise d’activité (Parachute) en établissant une stratégie pour le retour au travail, le retour à l’école, ou le retour au sport.

Vous devriez toujours avoir terminé votre plan de retour à l’école/au travail avant de participer pleinement à un sport1,2. Le fait de reprendre le sport avant d’être prêt vous met à risque élevé de subir une autre commotion cérébrale, dont les symptômes pourraient être plus forts et durer plus longtemps.

Sécurité en matière de commotion cérébrale en Ontario

En mars 2018, l’Ontario a adopté une loi sur la sécurité en matière de commotion cérébrale afin de protéger les athlètes amateurs et de rendre le sport plus sécuritaire sur le terrain et à l’école4. La Loi de Rowan de 2018 (prévention des commotions cérébrales) rend obligatoire pour les organismes de sport :

*Règle spéciale : Un organisme de sport qui est une université, un collège d’arts appliqués et de technologie ou tout autre établissement postsecondaire ne peut inscrire un athlète, quel que soit son âge, à moins que ces mêmes exigences ne soient respectées.

Commotions cérébrales dans le sport

Puisque les commotions cérébrales peuvent survenir dans le cadre de bon nombre d’activités sportives, il est important que tous les organismes sportifs prennent des mesures pour protéger les participants. L’objectif est de réduire le nombre total de commotions cérébrales qui se produisent lors d’activités sportives et d’en atténuer les répercussions négatives lorsqu’elles surviennent. La création de politiques et de protocoles en cas de commotion cérébrale liée aux sports peut aider à atteindre cet objectif. Les organismes de sport peuvent trouver plus de renseignements sur le portail Web du ministère des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture.

Commotions cérébrales en dehors des activités sportives

L’information énoncée dans les Lignes directrices canadiennes sur les commotions cérébrales dans le sport2 (Parachute) s’applique également aux enfants, adolescents et adultes qui subissent une commotion cérébrale en dehors d’une activité sportive et qui cherchent à reprendre leurs activités normales (école, travail, etc.)2. L’obtention d’un diagnostic et des soins appropriés après une commotion cérébrale et le respect des recommandations pour reprendre graduellement les activités sont essentiels pour atténuer les répercussions négatives des commotions cérébrales.

Pour plus de détails sur la prévention, la reconnaissance et la prise en charge des commotions cérébrales, visitez le portail Web du ministère des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture.


Références :

  1. McCrory, P. et al. « Consensus Statement on Concussion in Sport », 5econférence internationale de consensus sur les commotions cérébrales dans le sport tenue à Berlin, octobre 2016. British Journal of Sports Medicine, vol. 51, n° 11, 2017, p. 838-847.
  2. Lignes directrices canadiennes sur les commotions cérébrales dans le sport, Parachute, Toronto, 2017.
  3. Davis, G.A. et al. « Concussion Recognition Tool 5 », British Journal of Sport Medicine, vol. 51, n° 11, 2017, p. 872. Tiré du site http://bjsm.bmj.com/content/bjsports/51/11/872.full.pdf le 15 septembre 2020.
  4. Ministère des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture de l’Ontario. Loi Rowan : sécurité en matière de commotions cérébrales, 2020. Tiré du site https://www.ontario.ca/fr/page/loi-rowan-securite-en-matiere-de-commotions-cerebrales le 15 septembre, 2020.
  5. Ophea. Commotions cérébrales, sans date. Tiré du site https://securite.ophea.net/commotions-cerebrales  le 16 septembre 2020.
  6. Ophea. Normes de sécurité de l’Ontario pour l’activité physique en éducation (2018). Commotions. Tiré du site https://securite.ophea.net/commotions-cerebrales le 16 septembre 2020.
  7. Ministère de l’Éducation de l’Ontario (2019). Politique/Programme Note 158 : Politiques des conseils scolaires sur les commotions cérébrales. Tiré du site http://www.edu.gov.on.ca/extra/fre/ppm/ppm158-jan-2020f.pdf le 16 septembre 2020.

Dernière modification : 3 juin 2021